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L’endométriose est une maladie féminine gynécologique, qui touche jusqu’à environ 10% des femmes. Il s’agit d’une pathologie qui peut vite devenir très invalidante en touchant particulièrement les femmes en âge de procréer.

Qu’est ce que l’endométriose ?

L’endométriose consiste à une production de muqueuse utérine, c’est-à-dire l’endomètre, en dehors de l’utérus. Cette production extra utérine va se développer, les cellules endométriales ainsi que les fragments de muqueuse utérine produits vont se diriger dans le sang plutôt que d’être détruit par le système immunitaire. L’endomètre va finir par migrer vers les organes alentours, comme le système urinaire ou encore le système digestif. L’affection de ces organes va engendrer une apparition d’inflammations à répétition et donc provoquer de fortes douleurs.

 

Comment se traduit l’endométriose ?

Ces douleurs pelviennes ou abdominales vont majoritairement se manifester, suivants les sujets, lors des rapports sexuels ou durant la période de règles.

L’inflammation est en réalité une réaction normale de l’organisme. Elle se déclenche quand notre organisme est attaqué par des agents pathogènes (infection microbienne, irritation, blessure…). L’inflammation est caractérisée par la libération de cellules inflammatoires qui ont pour rôle de réparer les tissus qui sont endommagés. C’est une réaction classique mais qui peut finir par être douloureuse par ses répétitions et son intensité.

 

L’alimentation pour réguler l’endométriose

Il existe une solution naturelle qui peut diminuer voire supprimer les douleurs, l’alimentation anti-inflammatoire et anti-oxydante.

Le bon choix du contenu de son assiette est primordial pour soulager les effets de l’endométriose.

L’alimentation anti-inflammatoire consiste à ne consommer uniquement des aliments qui n’engendre aucune inflammation. Il s’agit d’une alimentation saine, équilibrée, riche en fibres, anti-oxydants, vitamines et en oméga 3.

Les antioxydants sont des molécules naturellement présentes dans notre organisme. Leur rôle est de nous protéger des radicaux libres, qui eux sont des molécules instables et nocives.

Il existe plusieurs facteurs favorisant une inflammation dans notre corps et donc favoriser la prolifération de l’endométriose :

  • La consommation excessive de graisses et de sucres
  • Le déséquilibre de la flore intestinale
  • Le stress oxydatif, qui va augmenter la production de radicaux libres
  • La variation du taux d’œstrogène dans notre corps

Comme tous bon programme alimentaire, il y a des aliments conseillés mais surtout des aliments à éviter au maximum.

 

Les aliments conseillés pour limiter l’inflammation

° Les fruits et légumes : Les fruits et les légumes, sont deux aliments riches en fibres et particulièrement en anti-oxydants. Ces derniers sont un gros avantage pour le microbiote intestinal.

Mention spéciale pour les fruits rouges ! Ils vont être d’une grande aide pour lutter contre l’inflammation car ces derniers contiennent une quantité non négligeable d’anthocyane, un pigment qui va permettre de lutter contre les cytokines (cytokine étant un complexe protéique qui intervient dans l’inflammation)

Zoom sur le céleri ! Il contient du polyacétylène. Ce dernier va favoriser l’élimination de toutes les mauvaises toxines de notre corps.

° Les aliments riches en oméga 3 : EPA et DHA sont des précurseurs de molécules anti-inflammatoire. Nous pouvons trouver l’oméga 3 sous deux formes :  l’origine animale et l’origine végétale.

Pour les omégas 3 d’origine animale, nous le retrouvons particulièrement dans la catégorie des poissons gras : maquereau, sardine, saumon et le hareng. En plus de ces poissons, nous retrouvons de l’oméga dans le jaune d’œuf.

Pour les omégas 3 d’origine végétale, ils vont se cacher dans l’huile de noix, l’huile de colza et de lin et également dans tous les fruits oléagineux : noix, noix de cajou, amandes, noisettes…

° Le curcuma. Les curcuminoïdes que le curcuma contient ont le pouvoir d’inhiber une enzyme qui elle va être responsable du déclenchement d’une réaction inflammatoire.

Le curcuma est une épice au fort pouvoir détoxifiant. Il permet de stimuler la production de la bile et donc de nettoyer en profondeur le foie, et éliminer les excès d’œstrogène.

Petit + : vous pouvez retrouver le curcuma en poudre pour relever vos plats, mais également sous forme de gélule comme compléments alimentaires. Par exemple, le curcuma de la marque Nutrimea*, disponible dans votre boutique VDN.

° Les légumineuses : Les flavonoïdes présents dans les légumineuses ont de grandes propriétés anti-inflammatoires et antioxydantes. Ils ne contiennent ni gluten et sont d’index glycémique bas.

° Les céréales complètes : elles participent à l’équilibre de notre microbiote intestinal, et vont aider à un maintien constant de la glycémie.

° Le thé vert : le thé vert a la particularité de posséder une grande quantité de flavonoïde. Parmi ces flavonoïdes, on retrouve une majorité de catéchine dans le thé vert. Cette molécule a le pouvoir de calmer les inflammations mais a également le rôle de limiter l’apparition de radicaux libres. Ce rôle sur les radicaux libres va engendrer une régulation sur le stress oxydatif. Donc, en plus d’avoir un effet positif sur les douleurs dues à l’inflammation, le thé vert a également des avantages sur le bien être général.

Après avoir abordé les aliments à privilégier, nous allons parler les aliments à éviter.
Les aliments énumérés avant sont des aliments pouvant limiter une inflammation, les suivant vont, au contraire, favoriser l’inflammation.

 

Les aliments à éviter

° Les FODMAPS : en présence d’endométriose, il serait intéressant de basculer vers une alimentation pauvre en FODMAPS, un type de glucide que l’on retrouve dans de nombreux aliments de notre quotidien.  Ces glucides sont difficiles à digérer. Ils ne vont être ni détruit ni digérés et finissent par fermenter avec les bactéries de notre colon. Une fois que la fermentation commence, elle provoque des ballonnements, des gaz et des douleurs abdominales intenses.
C’est pourquoi, il est nécessaire de les supprimer de notre alimentation lorsque l’on vit avec la pathologie de l’endométriose.
Nous pouvons retrouver les FODMAPS dans ces aliments :

  • Le lactose (produits laitiers)
  • Les confiseries
  • Certains légumes : courges, betterave, pois et choux de Bruxelles

° Le lait de vache : tous les produits au lait de vache sont à limiter, voire supprimer de l’alimentation. Leur haute teneur en hormones va faire varier le taux d’ostéogène dans l’organisme, ce qui favorise l’endométriose. Il serait donc préférable de se diriger vers des produits laitiers à base de lait de chèvre ou de brebis, qui eux, contiennent un taux moins important d’hormone. De plus, les produits laitiers contiennent une quantité non négligeable d’acide arachidonique et d’acide palmitique. Ces deux derniers sont des acides gras qui auraient pour effet d’engendrer une réaction inflammatoire.

° Le gluten : en 2012, une étude a mis en évidence que le gluten avait un grand lien avec les réactions inflammatoires que produit notre corps. La molécule de gluten est un composé protéique qui va créer une hyperperméabilité des intestins, ayant pour conséquence de laisser passer la quasi-totalité des toxines présentes dans notre corps, dans le sang, et donc créer des inflammations à répétition. De nombreux essais ont montré que l’arrêt total du gluten de l’alimentation pourrait, par sa difficulté à être digéré, faciliter le confort digestif et donc par la suite améliorer et soulager toutes les douleurs abdominales.
Heureusement, notre alimentation est riche et variée, nous avons donc des alternatives au gluten :

  • Les légumineuses : haricots secs, pois, fèves, lentilles…
  • Les « pseudo-céréales » : sarrasin, quinoa…
  • Céréales sans gluten : millet, soja, riz…
  • Pomme de terre, patate douce, topinambour…
  • Pâtes et pain sans gluten : coquillettes maïs et riz de chez La vie claire, pain sans gluten…
  • Les farines sans gluten : farine de pois chiches, sarrasin, coco, châtaigne…

Voici quelques exemples de recettes sans gluten que vous pourrez retrouver sur notre site vidaldietnutrition.com :

  • Tomates farcies au quinoa pesto et parmesan
  • Butternut Burger sans gluten
  • Tarte de légumes, lardon et mozzarella sans gluten

° La viande rouge et la charcuterie : Les viandes rouges et la charcuterie, contiennent une grande quantité d’acides gras saturés. Ces derniers ont des propriétés pro-inflammatoires, c’est-à-dire qui peuvent engendrer une inflammation supplémentaire. De plus, la consommation de viande rouge diminue le taux de globuline que nous possédons et la baisse de ce taux va entrainer une augmentation d’œstrogène, ce qui augmente les inflammations mais également la prolifération de l’endomètre à l’extérieur de l’utérus.

° L’alcool : l’alcool va lui aussi augmenter le taux d’œstrogène circulant de notre organisme et par conséquence favoriser l’endométriose. De même, l’alcool augmente la perméabilité de l’intestin et donc augmente les douleurs abdominales.

° Le sucre : le sucre est source d’inflammation. Il est préférable de privilégier le fructose naturel comme par exemple, les fruits bruts, les compotes sans sucre ajouté, le miel, le chocolat à 70% de cacao minimum, sucre de coco…
Attention : tous les produits transformés du commerce, contiennent également du sucre, mais plus particulièrement des sucres cachés ! (Jambon, sauce tomate, céréales petit déjeuner, sodas lights ou zéro…).

 

En conclusion…

Nous avons pu constater que l’endométriose est une pathologie très dépendante de votre alimentation. Le principal objectif est de diminuer les inflammations à répétition que nous pouvons avoir tous au long de la journée. Pour cela, il est préférable de changer l’alimentation, en tendant vers une alimentation pauvre en FODMAP, pauvre en gluten mais aussi riche en fruits et légumes. Il est très important de consommer uniquement des aliments très digeste afin de limiter l’activité de l’estomac.

Une alimentation à base de céréales sans gluten, de fruits et légumes, d’aliments source d’oméga 3 mais également sans lait de vache, sera une alliée pour diminuer l’endométriose elle-même mais également tous les effets nocifs engendrés comme les douleurs pelviennes et abdominales.

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